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Contribuer au renforcement du syndicalisme solidaire, unitaire et démocratique dans le secteur des médias, tel est le but de ce site
Élection à la commission de la carte d’identité des journalistes professionnels
Un mode de scrutin
inadapté et dépassé
Le premier tour de l’élection à la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels confirme l’analyse faite par SUD. Jamais la participation à ce scrutin n’a été aussi faible qu’en 2012 : seuls 35,8% des inscrits ont participé au premier tour.
Pour les raisons déjà exposées, il n’y aura pas de liste SUD au 2nd tour.
Paris, le 16 mai 2012
Voici le communiqué que nous avions publié le 4 mai :
Pourquoi SUD
ne présente pas de liste
en 2012
Les journalistes sont actuellement appelés à élire leurs représentants au sein de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. Depuis le fin des années 90, la participation à ce scrutin ne cesse de baisser : 56,1% en 1997, 50,6% en 2000, 44,9% en 2003, 43,2% en 2006, 41% en 2009. Il est fort probable que cette tendance se poursuivra en 2012, alors que le scrutin se déroule au même moment que les élections politiques (présidentielle et législatives).
Depuis 2006. SUD ne cesse de souligner que cette désaffection n'est pas le résultat d'un manque d'engagement des journalistes, mais liée à d'autres facteurs :
Des enjeux limités
Alors que la profession est en crise et que les listes en présence développent évidemment leurs réponses respectives face à cette situation, les élus n’ont pas les pouvoirs pour peser réellement sur cette situation. Car il s’agit d’élire les représentants des journalistes qui gèrent, de façon paritaire aux côtés des représentants du patronat, l’attribution de la carte professionnelle. Ni moins, ni plus.
Un mode de scrutin inadapté et dépassé
Parallèlement au développement de la crise et à la précarisation de la profession, le paysage syndical parmi les journalistes a profondément changé au cours de la dernière décennie, se traduisant notamment par l’effondrement de la CFTC et l’émergence de SUD.
Le mode de scrutin ne tient pas compte de cette évolution et du nouveau pluralisme syndical :
Ø Dans les faits, seuls les trois premiers syndicats peuvent espérer obtenir des sièges au sein de la commission de la carte.
Ø Seules les organisations jugées « représentatives », selon des critères dépassés, peuvent présenter des listes dès le premier tour de ce scrutin. Cette règle exclut SUD du premier tour, et permet à d’autres organisations de bénéficier d'une situation privilégiée, alors que leur score lors du 2e tour de l’élection 2009 se situait dans la même fourchette que celui de SUD (entre 4 et 5% des voix, cf. le tableau des résultats 2009).
Rappel des résultats de l’élection à la
Commission de la carte 2009 (2nd tour)
|
Liste |
% |
Voix |
|
SNJ |
49,59 |
7470 |
|
CGT |
19,13 |
2882 |
|
CFDT |
12,86 |
1937 |
|
CFTC |
4,98 |
750 |
|
FO |
4,70 |
708 |
|
CGC |
4,63 |
698 |
|
SUD |
4,11 |
619 |
Taux d’abstention de 59,4%
Une élection qui ne détermine pas la représentativité dans la profession
La loi du 20 août 2008 instaure de nouveaux critères de représentativité. Faisant suite à un accord national Medef-CGT-CFDT, cette loi vise à limiter le pluralisme syndical, en réservant la représentativité aux grandes organisations, avec l’objectif d’écarter notamment les syndicats SUD.
Pour être représentatif au niveau d’une entreprise, un syndicat doit obtenir 10% lors des élections au Comité d’entreprise. Au niveau d’une branche, le seuil est fixé à 8%, et cette représentativité est déterminée par l’addition des résultats des élections professionnelles dans les entreprises de la branche. Tel est le cas dans toutes les branches, y compris dans les médias.
Légalement, l’élection à la commission de la carte ne détermine pas la représentativité dans la profession (d’autant que les journalistes en retraite depuis moins de cinq ans peuvent participer à ce scrutin, ce qui n’est pas le cas lors des élections professionnelles dans les entreprises).
La légitimité de SUD parmi les journalistes n’est plus à prouver
En 2006 et en 2009, SUD a présenté des listes au second tour de l’élection à la commission de la carte. Malgré notre exclusion du premier tour, nous avons hissé notre score au même niveau que celui de trois autres organisations traditionnelles qui, elles, étaient présentes dès le premier tour.
Nous avons ainsi fait la preuve de la légitimité de notre action parmi les journalistes.
Depuis 2009, l’implantation de SUD parmi les salariés des médias (journalistes, administratifs, techniciens…) a encore progressé, avec un poids réel dans plusieurs entreprises emblématiques et la création de nouvelles sections.
SUD est deuxième syndicat à Radio France (4.000 salarié-e-s) et a prouvé sa représentativité à l’AFP (1.400 salariés sous contrat français). Nous sommes premier syndicat à TV5
Cette progression de SUD (syndicat intercatégoriel s’adressant à tous les salariés des médias, quelle que soit leur profession), s’appuie souvent sur une réelle implantation parmi les journalistes, comme le montre encore le récent succès de la liste commune SNJ-SUD au Groupe Express Roularta
(cf. http://www.solidaires.org/IMG/pdf/ElectionMerci.pdf ).
Dans ce contexte, et à l’égard de notre patient travail d’implantation dans le secteur des médias, l’élection à la commission de la carte 2012 n’est pas une priorité pour notre action. Par conséquent, et quelle que soit l’issue du premier tour de ce scrutin, SUD ne présentera pas de liste au second tour.
SUD appelle l’ensemble des salariés des médias à faire les choix qui s’imposent, pour défendre leurs droits et lutter pour une information indépendante face aux pouvoirs financiers et politiques.
Rejoignez le syndicalisme solidaire, unitaire et démocratique !
Paris, le 4 mai 2012
- Les salariés de RFI en lutte :
http://rfiriposte.wordpress.com/
- Statut de l'AFP : une victoire importante
- Élections professionnelles GER (Groupe Express Roularta) :
- La fin du « zéro augmentation »
- Salaires AFP : l’Intersyndicale demande 150 € pour tous
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- Présidentielle 2012, législatives : les vrais enjeux
Brochure de l'Union syndicale SOLIDAIRES

Élections professionnelles GER (Groupe Express Roularta) :
Alliance électorale SNJ-SUD
C’est une première : une alliance entre le SNJ et SUD. Au Groupe Express Roularta, le SNJ et la section SUD Culture
Elections professionnelles:
Lire la profession de foi SNJ-SUD
Négociations salariales : Actionnaires choyés, salariés méprisés
La fin du « zéro augmentation »
Un succès électoral !



- Statut de l'AFP / contentieux avec Bruxelles: une solution en vue
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- RFI : les chiffres d’un énormes gâchis
Communiqué FO SNJ-CGT CGT-SNRT SNJ SUD
- L’Express / L’Expansion : titres mutualisés, non merci !
- Non à la restriction des libertés sur le net !
Communiqué SUD Culture Solidaires
Manifestation des grévistes de RFI
lundi 12 décembre à 11h
devant Matignon
RDC à l’angle Boulevard Raspail – rue de Varennes
Métro Sèvres Babylone ou Métro Rue du Bac
http://rfiriposte.wordpress.com/2011/12/09/greve-reconduite-rdv-a-matignon-lundi/
Grève à RFI :
- Motion de soutien des syndicats de l'AFP/
Individualisation des carrières et des salaires :
- SUD Radio France avait raison
Indemnités congés payés :
- L’AFP a dû verser à 1.200 salariés un rappel sur les cinq dernières années, mais le scandale continue
Cadencement des horaires SNCF :
Les plans d’austérité se suivent et se ressemblent :
Grève à RFI
Toutes les infos :
http://rfiriposte.wordpress.com/
Lettre à nos auditeurs
Chers auditeurs,
Depuis lundi 28 novembre, RFI, notre radio, votre radio est en grève. « Encore ! », nous direz-vous. Nous, salariés, journalistes, techniciens, producteurs, réalisateurs comprenons votre désarroi et votre agacement devant cette antenne muette : pourquoi vous prive-t-on, à nouveau, sans prévenir, de votre média, de ce lien radiophonique qui vous informe de l’état du monde ?
Vous qui nous témoignez si souvent votre fidélité, votre confiance, nous vous devons des explications sur ce mouvement social qui paralyse nos antennes.
La situation est grave pour notre radio : c’est l’avenir même de RFI qui est en jeu aujourd’hui.
Désormais, Radio France Internationale appartient à une holding, l’AEF, l’Audiovisuel Extérieur de la France. Le gouvernement a voulu regrouper RFI, France 24 et TV5 en une seule et même structure juridique.
Mais la fusion avec France 24 se fera au détriment de RFI. La mise en place et le fonctionnement d’une télévision hertzienne mondiale coûte cher. Le risque, c’est « de déshabiller Pierre pour habiller Paul ».
Les moyens de RFI ont déjà été réduits. L’an passé, un premier plan social a fait disparaitre 206 postes de travail, soit 20% des employés, c’est-à-dire un emploi sur 5. Un nouveau plan est programmé pour les mois à venir qui viendra encore amputer les moyens de production.
A plusieurs reprises notre direction a qualifié la radio de média « archaïque », oubliant au passage les 40 millions d’auditeurs de RFI à travers le monde et surtout en Afrique.
De Bamako à Kinshasa en passant par New York ou Pékin, RFI vous informe chaque jour et vous donne la parole.
Nous qui faisons la radio au quotidien connaissons le lien unique entre RFI et ses auditeurs. La radio reste par excellence le média de la proximité. Elle sait atteindre le chef d’Etat comme le simple citoyen.
La prochaine étape pour RFI, c’est la fusion de notre rédaction avec celle de France 24. Notre direction nous parle de « trans-média », de journalistes qui travailleront à la fois pour la radio, la télévision et internet, qui assureront des directs en plateau, tout en préparant les sujets pour l’antenne. En devenant des « journalistes–à-tout-faire » et surtout à tout faire vite, comment conserver notre rigueur, notre spécialisation ?
Ici à RFI, nous connaissons votre juste exigence d’une information précise et honnête. Nous voulons rester des « producteurs d’information et non de simples répétiteurs de dépêches d’agence». Nous revendiquons de pouvoir continuer à vérifier nos informations. Il en va de notre crédibilité.
Lundi 5 décembre, lors d’un référendum organisé par l’ensemble des syndicats de la radio, prés de 95% de salariés qui se sont exprimés ont voté contre cette fusion avec France 24 (558 employés sur 781).
Nous demandons aux autorités françaises de stopper ce projet de fusion et de repenser un projet ambitieux pour une information de qualité sur RFI, par respect pour nous, comme pour vous.
Le personnel en grève
le 6 décembre
Notre règle d'or,
c'est la répartition des richesses
Le mardi 11 octobre, tous dans la rue contre la politique d'austérité !